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Comment obtenir un prêt immobilier face au durcissement des recommandations HSCF ?

Le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) a récemment lancé un pavé dans la mare. Inquiet face à la baisse constante des taux de crédit immobilier, il craint que l’assouplissement des conditions d’octroi des prêts engendre un risque de surendettement des ménages à court ou moyen terme. Des prêts longs, un taux d’endettement supérieur à 33 %, le risque est effectivement présent. Face au durcissement des recommandations, comment obtenir un prêt immobilier en 2020 ?

Quelles sont les nouvelles recommandations du HCSF ?

Le Haut Conseil de stabilité financière craint une surchauffe du marché immobilier. Aujourd’hui, les banques prêtent à tout-va et les ménages s’endettent pour des durées toujours plus longues afin d’accéder à la propriété ou d’investir dans l’immobilier. Il a souhaité remettre un peu d’ordre en imposant aux banques de durcir les conditions d’octroi et de s’assurer que les emprunteurs limitent les risques de surendettement.

Pour cela, les banques sont invitées à limiter le taux d’endettement à 33 % et la durée du crédit à 25 ans.

Les conséquences pour le financement immobilier

L’assouplissement des conditions des banques avait permis à nombre de ménages exclus du crédit de réaliser un achat immobilier. Cela permettait également, en jouant non plus sur le taux d’endettement, mais sur le reste à vivre, d’investir dans l’immobilier pour se constituer un patrimoine.

Les recommandations du HCSF ont d’ores et déjà un impact. Ainsi, dès janvier 2020, nous avons pu assister à une baisse du nombre de crédits immobiliers octroyés. Entre novembre 2019 et janvier 2020, le nombre de prêts immobiliers a baissé de 6,7 % selon l’Observatoire Crédit Logement. Les banques semblent appliquer les recommandations du HCSF puisque la durée du crédit est passée de 232 mois en moyenne à 227 mois entre décembre 2019 et janvier 2020.

Les conditions pour investir dans l’immobilier en 2020

Pour réaliser votre projet cette année, vous allez certainement devoir revoir votre budget d’investissement à la baisse. En effet, même si vous avez une situation confortable, les banques doivent respecter le taux d’endettement de 33 %, quel que soit votre reste à vivre.

D’autre part, il est probable que l’apport fasse son grand retour. En effet, jusqu’alors, si nombre de ménages empruntaient avec un apport, les banques prêtaient à des acheteurs qui n’avaient pas un centime de côté dès lors qu’elles estimaient que leur situation était favorable. Aujourd’hui, le risque est que le respect du taux d’endettement implique un emprunt moins élevé pour limiter le montant des mensualités. Or, l’un des leviers pour limiter les mensualités est l’apport. Il est ainsi probable que, pour un financement immobilier, les banques vous demandent a minima de couvrir les frais de notaire et les frais de dossier, soit 10 % du projet d’achat immobilier.

Cet apport peut également être la solution pour limiter la durée du remboursement et répondre aux recommandations du Haut Conseil de stabilité financière.

Toutefois, si certains ménages sont déjà confrontés à des refus, il n’y a pas encore matière à s’inquiéter. Les banques disposent d’une marge de manœuvre d’environ 15 %, notamment pour les primo-accédants.

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Caroline F
Caroline F

Spécialiste du marketing et de la communication depuis 20 ans, Caroline connaît parfaitement les rouages de l’immobilier neuf ainsi que les attentes des acquéreurs. Toujours au fait de l’actualité immobilière, elle aime partager son expertise avec ceux qui souhaitent avoir un temps d’avance pour saisir les meilleures opportunités.

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